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14/10/2013 02:21 par gina
ACARIÂTRE.
Il existait, au VIIe siècle, un évêque à Noyon du nom d’Acaire (ou Achaire), également installé à Tournai ; il mourut en 639 et ses reliques passèrent pour guérir la mauvaise humeur. À la vérité, il est peut-être confondu avec Acaire, deuxième abbé de Jumièges, dont le corps fut transporté à Haspres au IXe siècle.
Quoi qu’il en soit, saint Acaire était réputé pour guérir les dérangements d’esprit et le premier sens d’acariâtre fut « privé de raison » ou qui « s’entête dans une idée déraisonnable ».
La prononciation du mot le rapprocha de celle d’un autre mot, aigre, et petit à petit l’alchimie du vocabulaire finit par transformer acariâtre et par lui donner le sens d’hargneux, déplaisant et tyrannique. Si le « mal aquariastre » est signalé en 1493, celui d’humeur aigre est relevé en 1524, dans Le Pionnier de Seudre, et le Dictionnaire de l’Académie a accueilli acariâtre en 1798.
ACARIÂTRE. Il existait, au VIIe siècle, un évêque à Noyon du nom d’Acaire (ou Achaire), également installé à Tournai ; il mourut en 639 et ses reliques passèrent pour guérir la mauvaise humeur. À la vérité, il est peut-être confondu avec Acaire, deuxième abbé de Jumièges, dont le corps fut transporté à Haspres au IXe siècle. Quoi qu’il en soit, saint Acaire était réputé pour guérir les dérangements d’esprit et le premier sens d’acariâtre fut « privé de raison » ou qui « s’entête dans une idée déraisonnable ». La prononciation du mot le rapprocha de celle d’un autre mot, aigre, et petit à petit l’alchimie du vocabulaire finit par transformer acariâtre et par lui donner le sens d’hargneux, déplaisant et tyrannique. Si le « mal aquariastre » est signalé en 1493, celui d’humeur aigre est relevé en 1524, dans Le Pionnier de Seudre, et le Dictionnaire de l’Académie a accueilli acariâtre en 1798.